Du beurre

dans les épinards

Des idées sérieuses pour créer un revenu complémentaire

Combien d’heures faut-il vraiment pour développer un side business quand on est salarié ?

Vous avez une idée. Peut-être même une bonne idée.

Vous avez commencé à regarder comment la transformer en revenu complémentaire.

Puis arrive rapidement la question qui refroidit beaucoup de projets :

« Mais quand est-ce que je vais faire tout ça ? »

Parce qu’un salarié ne commence pas sa semaine avec quarante heures disponibles qu’il pourrait distribuer librement entre son travail, son business et sa vie personnelle.

Son emploi prend déjà une grande partie de la journée.

Il faut parfois ajouter les trajets.

  • Les courses.

  • Le ménage.

  • Les enfants.

  • Les démarches.

  • Les rendez-vous.

  • Le sommeil.

  • La famille.

  • La vie sociale.

  • Et, idéalement, quelques moments où l’on n’a tout simplement rien à produire.

Alors lorsque quelqu’un affirme qu’il suffit de « travailler deux heures tous les soirs après le boulot », la formule semble simple.

La réalité l’est beaucoup moins.

Chez Du beurre dans les épinards, nous préférons donc poser une question différente :

Combien d’heures pouvez-vous réellement consacrer à votre side business pendant plusieurs mois sans fragiliser le reste de votre vie ?

Parce qu’un projet construit sur un planning impossible finira presque toujours par produire la même chose : de la culpabilité.

Le problème n’est pas seulement le temps disponible

Nous parlons beaucoup de gestion du temps.

Mais lorsqu’on construit une activité en parallèle d’un emploi, il faut ajouter une deuxième notion : l’énergie disponible.

Imaginez deux heures.

  • Deux heures le samedi matin après une bonne nuit de sommeil.

  • Et deux heures un mardi soir après une journée difficile, des trajets, un repas à préparer et plusieurs sollicitations familiales.

Sur votre agenda, elles valent exactement la même chose.

Dans la réalité, absolument pas.

Votre capacité à écrire, réfléchir, vendre, créer ou prendre des décisions n’est pas identique.

C’est pourquoi mesurer uniquement le nombre d’heures libres peut être trompeur.

La vraie ressource à protéger ressemble davantage à ceci :

Temps × énergie × attention.

Dix heures disponibles avec très peu d’énergie peuvent produire moins que cinq heures réellement protégées.

Et c’est une excellente nouvelle. Parce que cela signifie que vous n’avez pas nécessairement besoin de sacrifier toutes vos soirées pour avancer.

Vous avez surtout besoin d’utiliser intelligemment quelques heures.

Première erreur : construire son planning à partir d’une semaine idéale

Prenons un exemple. Vous regardez votre emploi du temps et vous décidez :

  • Lundi : 2 heures.

  • Mardi : 2 heures.

  • Jeudi : 2 heures.

  • Samedi : 4 heures.

  • Dimanche : 2 heures.

Total : 12 heures par semaine.

Sur le papier, c’est magnifique.

Puis arrive la première vraie semaine.

  • Lundi, vous terminez plus tard.

  • Mardi, un enfant est malade.

  • Jeudi, vous êtes épuisé.

  • Samedi, les courses prennent plus de temps.

  • Dimanche, vous avez un repas familial.

Votre planning entrepreneurial s’effondre.

Et vous tirez une conclusion particulièrement injuste : « Je manque de discipline. »

C'est peut-être vrai. Mais il est aussi possible que votre problème soit simplement d’avoir créé un planning pour une personne qui n’existe pas.

  • La version de vous-même qui ne tombe jamais malade.

  • N’a jamais d’imprévu.

  • N’est jamais fatiguée.

  • Et dont la famille n’a jamais besoin de rien.

Cette personne possède effectivement énormément de temps.

Vous, un peu moins.

La règle DBE : planifiez avec votre vraie semaine

Avant de décider combien d’heures vous consacrerez à votre projet, observez simplement votre semaine actuelle.

Pas celle que vous aimeriez avoir.

Celle que vous avez réellement.

Pendant quelques jours, notez :

  • à quelle heure vous terminez réellement ;

  • combien de temps prennent les trajets ;

  • quand votre énergie chute ;

  • quels moments sont déjà consacrés à la famille ;

  • quand vous avez réellement du calme ;

  • quelles obligations reviennent chaque semaine ;

  • et surtout, quels moments vous pourriez utiliser sans devoir sacrifier quelque chose d’essentiel.

Vous découvrirez peut-être que vos meilleures heures ne sont pas celles que vous imaginiez.

Car pour certains, une heure tôt le matin peut être plus productive que trois heures le soir.

Peut-être que deux heures le samedi peuvent valoir une semaine entière de travail fragmenté.

Ou encore, une pause déjeuner peut suffire pour certaines petites tâches.

Le but n’est pas de remplir tous les espaces vides.

Le but est de trouver les espaces qui peuvent réellement accueillir votre projet.

Alors, combien d’heures faut-il vraiment ?

Il n’existe évidemment pas un chiffre valable pour tout le monde.

Mais pour un salarié qui débute, trois rythmes sont particulièrement intéressants.

Rythme 1 — Environ 3 heures par semaine : le mode exploration

Trois heures peuvent sembler ridicules.

Elles ne le sont pas.

Avec trois heures bien utilisées, vous pouvez déjà :

  • faire quelques recherches ;

  • discuter avec des personnes ;

  • clarifier une idée ;

  • tester une proposition ;

  • écrire une publication ;

  • contacter quelques prospects ;

  • observer un marché ;

  • apprendre une compétence très précise.

Ce rythme convient particulièrement à quelqu’un qui :

  • travaille beaucoup ;

  • a une vie familiale chargée ;

  • est encore en phase d’exploration ;

  • ou souhaite simplement vérifier si entreprendre lui plaît réellement.

Le danger avec trois heures n’est pas le manque de temps.

C’est de les disperser.

Si votre semaine contient seulement trois heures et que vous utilisez :

  • une heure pour regarder des vidéos,

  • une heure pour modifier votre logo,

  • et une heure pour tester un nouvel outil,

vous avez probablement très peu avancé.

En revanche, trois heures concentrées sur une seule question peuvent être très puissantes. Par exemple :

Cette semaine, je vais parler à trois personnes susceptibles d’avoir le problème que je veux résoudre.

Là, vous avancez.

Rythme 2 — Environ 5 à 7 heures par semaine : le mode construction

Pour beaucoup de salariés, c’est probablement le rythme le plus réaliste.

  • Une heure certains jours.

  • Ou deux soirées et un bloc le week-end.

Pas assez pour tout faire.

Mais suffisamment pour construire régulièrement.

Avec cinq à sept heures par semaine, vous pouvez commencer à combiner :

  • apprentissage ;

  • création ;

  • prospection ;

  • production ;

  • et analyse.

C’est aussi un rythme intéressant parce qu’il oblige à choisir.

Vous ne pouvez pas construire en même temps :

  • une chaîne YouTube,

  • un blog,

  • une newsletter,

  • un produit digital,

  • une offre de coaching,

  • une stratégie LinkedIn,

  • une stratégie Instagram,

  • et automatiser votre tunnel.

Vous devez décider. Cette contrainte est saine.

Elle vous oblige à distinguer :

ce qui fait avancer le business

de

ce qui donne simplement l’impression de travailler sur le business.

Rythme 3 — 8 à 10 heures par semaine : le mode accélération

À ce niveau, vous commencez à disposer d’un véritable deuxième espace professionnel dans votre semaine.

Dix heures permettent d’avancer rapidement. Mais elles demandent une question plus sérieuse : D’où viennent ces dix heures ?

Parce que dix heures ne tombent pas du ciel. Elles sont retirées à quelque chose. Peut-être aux loisirs ou alors à la télévision. C'est très bien.

Mais parfois :

  • au sommeil ;

  • à la famille ;

  • au couple ;

  • au sport ;

  • au repos ;

  • ou simplement à l’espace mental nécessaire pour tenir votre emploi principal.

Ce rythme peut être tout à fait cohérent pendant une période définie.

Par exemple lors d’un lancement, d’un test ou d’une phase de construction.

Mais il est important de distinguer :

un sprint temporaire

d’un

mode de vie permanent.

Faire dix heures supplémentaires pendant quatre semaines n’est pas la même chose que les maintenir pendant trois ans.

Plus de temps ne signifie pas automatiquement plus de progrès

C’est l’un des paradoxes de l’entrepreneuriat.

Plus vous avez de temps, plus vous pouvez en gaspiller.

Vous avez une heure ?

Vous allez probablement choisir une tâche.

Vous avez toute la journée ?

Vous pourriez passer :

  • quarante minutes à chercher un outil,

  • trente minutes à refaire votre bio,

  • une heure sur YouTube,

  • quarante-cinq minutes à choisir une police,

  • une heure à lire un article sur la productivité,

puis découvrir à 17 heures que vous n’avez toujours parlé à aucun client.

Le manque de temps peut donc devenir une contrainte extrêmement utile.

Il vous oblige à demander : « Quelle action ferait réellement avancer mon projet aujourd’hui ? »

C’est cette question qui devrait guider votre organisation.

Toutes les heures entrepreneuriales ne se valent pas

Nous pouvons simplifier les tâches d’un side business en trois catégories.

1. Les heures qui créent de la valeur

Vous produisez réellement quelque chose.

  • Une prestation.

  • Un produit.

  • Un article.

  • Une analyse.

  • Une proposition.

  • Une solution.

2. Les heures qui rapprochent du marché

  • Vous parlez à des prospects.

  • Vous écoutez.

  • Vous prospectez.

  • Vous vendez.

  • Vous testez.

  • Vous analysez des retours.

3. Les heures qui soutiennent le système

  • Administration.

  • Organisation.

  • Outils.

  • Comptabilité.

  • Mise en page.

  • Automatisation.

  • Formation.

Ces tâches sont nécessaires.

Mais lorsqu’on débute, une erreur fréquente consiste à consacrer énormément de temps à la troisième catégorie.

On prépare parfaitement un système… qui n’a encore aucun client.

Pour un side business naissant, votre agenda devrait contenir beaucoup de temps consacré aux deux premières catégories.

Une règle simple : une heure pour apprendre, quatre heures pour appliquer

Lorsque l’on commence, il est tentant de devenir étudiant permanent.

  • Nouvelle vidéo.

  • Nouveau podcast.

  • Nouvelle newsletter.

  • Nouvelle formation.

  • Nouveau livre.

Le problème n’est pas d’apprendre. Le problème apparaît lorsque l’apprentissage remplace l’exécution.

Une règle simple peut vous aider :

Pour chaque heure consacrée à apprendre quelque chose, essayez d’en consacrer plusieurs à l’appliquer.

Vous venez de regarder un cours sur la prospection ?

Prospectez.

Vous lisez un article sur la validation d’idée ?

Parlez à quelqu’un.

Vous apprenez à écrire une offre ?

Écrivez-la.

La connaissance qui n’entre jamais dans le réel devient rapidement une forme élégante de procrastination.

Le système des blocs protégés

Une erreur fréquente consiste à écrire dans son agenda :

« Business — 19h à 21h ».

C’est mieux que rien. Mais à peine mieux que rien.

Vous pouvez faire beaucoup mieux.

Avant chaque bloc, définissez ce qui doit en sortir.

Par exemple :

  • Mardi 19h30–20h30 : préparer et envoyer cinq messages de prospection.

  • Jeudi 20h–21h : écrire la première version de l’offre.

  • Samedi 9h–11h : réaliser deux conversations de validation et noter les apprentissages.

Tout change.

Vous ne réservez plus seulement du temps.

Vous réservez du temps pour un résultat concret.

Une heure avec une sortie attendue devient beaucoup plus facile à utiliser correctement.

Attention au piège des micro-moments

On entend parfois : « Utilisez chaque moment perdu. »

  • Dans les transports.

  • Dans la file d’attente.

  • Pendant votre pause.

C’est parfois utile.

Mais attention à ne pas transformer toute votre vie en zone de productivité.

Vous n’avez pas nécessairement besoin de travailler sur votre business dans chaque espace vide.

Certains micro-moments peuvent accueillir :

  • lecture ;

  • prise de notes ;

  • réponse à quelques messages ;

  • réflexion ;

  • petites tâches administratives.

Très bien.

Mais le repos possède également une fonction.

Un cerveau qui ne s’arrête jamais finit rarement par produire son meilleur travail.

L’objectif d’un side business n’est pas d’éliminer toutes les minutes où vous ne gagnez pas d’argent.

Le prix invisible du « je vais le faire le soir »

Il existe une phrase extrêmement fréquente : « Je ferai ça le soir après le travail. »

Elle semble gratuite. Mais elle ne l’est pas.

Parce que la soirée possède déjà une fonction.

  • Récupérer.

  • Voir sa famille.

  • Manger.

  • Bouger.

  • Dormir.

  • Gérer certaines responsabilités.

Lorsque vous prenez cinq soirées et que vous ajoutez deux heures de travail supplémentaire à chacune, vous ne venez pas simplement d’ajouter dix heures de business.

Vous avez modifié votre semaine entière.

C’est pourquoi nous préférons une stratégie plus prudente : commencer par protéger quelques blocs plutôt que coloniser toutes les soirées.

Un bon side business doit pouvoir grandir sans que votre vie devienne progressivement inhabitable.

Et la famille dans tout ça ?

Si vous vivez seul, votre organisation dépend principalement de vous.

Lorsque vous vivez en couple ou avez des enfants, votre side business entre dans un système beaucoup plus large.

Les heures que vous prenez peuvent avoir un impact sur d’autres personnes.

Cela ne signifie pas qu’il faut abandonner vos ambitions. Mais il est utile de parler clairement.

  • À quels moments allez-vous travailler ?

  • Pendant combien de temps ?

  • Quels moments restent protégés pour la famille ?

  • Que se passe-t-il lors d’un lancement ?

  • Que se passe-t-il si le projet commence à prendre davantage de place ?

Un side business qui génère constamment de la tension à la maison risque de devenir beaucoup plus coûteux que prévu.

La croissance financière n’est pas très intéressante lorsqu’elle détruit toute la marge humaine qu’elle devait créer.

Le sommeil n’est pas votre capital de départ

Voici peut-être la manière la plus dangereuse de « trouver du temps » :

dormir moins.

Une heure chaque nuit. Sur le papier, vous venez de créer sept heures entrepreneuriales.

En réalité, vous avez peut-être surtout dégradé :

  • votre concentration ;

  • votre patience ;

  • vos décisions ;

  • votre santé ;

  • votre performance au travail ;

  • et votre capacité à tenir sur la durée.

Un side business construit en fragilisant votre emploi principal et votre santé ressemble rarement à une stratégie intelligente.

Votre salaire actuel est souvent ce qui finance votre phase d’apprentissage.

Protégez donc aussi la machine qui le produit : vous.

Combien d’heures exige votre modèle ?

Tous les side business ne demandent pas la même organisation.

  • Un service peut nécessiter des rendez-vous à des horaires précis.

  • La création de contenu permet souvent davantage de flexibilité.

  • Un produit digital demande parfois de longs blocs de concentration.

  • Une activité locale peut dépendre des disponibilités de vos clients.

  • L’affiliation exige souvent du temps consacré à la recherche et à la création de contenu.

C’est précisément pour cette raison que le choix du modèle doit tenir compte de votre emploi du temps.

Si vous hésitez encore entre plusieurs routes, nous avons comparé ici quatre grands modèles : Service, affiliation, produit digital ou contenu : quel modèle choisir ?

Une activité peut être rentable et malgré tout totalement incompatible avec votre semaine actuelle.

Faites le test des 168 heures

Une semaine contient 168 heures. Ce chiffre semble énorme.

Mais regardons ce qu’il devient progressivement.

  • Retirez le sommeil.

  • Puis le travail.

  • Puis les trajets.

  • Puis les repas.

  • Puis les obligations familiales.

  • Puis les tâches domestiques.

  • Puis les rendez-vous.

  • Puis le minimum de repos.

Ce qui reste est votre véritable espace disponible.

Le but de cet exercice n’est pas de transformer votre semaine en fichier Excel obsessionnel. C’est simplement de constater une réalité : le temps est une ressource finie.

Chaque nouveau projet exige un arbitrage.

Vous ne pouvez pas ajouter indéfiniment sans retirer quelque chose ailleurs.

Et comprendre cela tôt permet de construire beaucoup plus intelligemment.

Votre budget temps hebdomadaire

Essayez maintenant quelque chose de simple.

Au lieu de dire : « Je travaillerai dès que j’aurai du temps. »

Décidez d’un budget.

Par exemple : Cette semaine, mon side business reçoit cinq heures.

Pas quinze, pas « autant que possible ».

Cinq. Puis répartissez-les.

Par exemple :

  • 1 heure — apprendre ou rechercher

  • 2 heures — construire ou délivrer

  • 2 heures — rencontrer le marché

Vous pouvez évidemment adapter mais le principe est puissant.

Votre business reçoit un budget temps exactement comme un projet reçoit un budget financier.

Et lorsqu’il est épuisé, vous arrêtez. Cela protège le reste de votre vie.

La semaine minimale viable

Chez DBE, nous aimons beaucoup cette idée : Quelle est la plus petite semaine qui permet malgré tout à votre projet d’avancer ?

Imaginons une semaine difficile.

  • Beaucoup de travail.

  • Un enfant malade.

  • Une obligation familiale.

  • Très peu d’énergie.

Votre programme habituel de six heures devient impossible.

Que gardez-vous ?

Peut-être une seule heure.

Mais pendant cette heure, vous réalisez l’action la plus importante :

  • envoyer trois propositions ;

  • terminer une prestation ;

  • publier l’article prévu ;

  • parler à un prospect ;

  • tester une hypothèse.

Votre projet ralentit mais il ne disparaît pas.

Cette capacité à continuer en mode réduit est particulièrement importante lorsqu’on construit quelque chose sur plusieurs mois.

Vous n’avez pas besoin d’une motivation parfaite.

Vous avez besoin d’un système capable de survivre aux semaines imparfaites.

Un exemple de semaine à 5 heures

Voici un rythme qui pourrait convenir à beaucoup de salariés.

Mardi — 1 heure

  • Petites actions commerciales.

  • Prospection.

  • Messages.

  • Relances.

Jeudi — 1 heure

  • Création.

  • Écriture.

  • Amélioration de l’offre.

Samedi — 2 heures

  • Travail profond.

  • Production.

  • Produit.

  • Client.

  • Article.

Dimanche — 1 heure

  • Analyse de la semaine.

  • Organisation.

  • Décision sur la priorité suivante.

Total : 5 heures.

Rien de spectaculaire mais répétez cela pendant 40 semaines.

Vous venez de consacrer environ 200 heures à une seule direction.

C’est beaucoup.

Le problème est rarement qu’une semaine de cinq heures est insuffisante.

Le problème est souvent que l’on n’arrive jamais à accumuler ces semaines.

200 heures concentrées valent mieux que 500 heures dispersées

Imaginez deux personnes.

La première travaille énormément pendant trois semaines.

  • Elle achète des outils.

  • Crée un site.

  • Change d’idée.

  • Regarde des formations.

  • Ouvre plusieurs réseaux.

  • Puis s’épuise.

La deuxième travaille cinq heures par semaine.

  • Elle choisit une idée.

  • La teste.

  • Parle au marché.

  • Améliore progressivement son offre.

  • Et répète cela pendant un an.

Qui possède probablement le meilleur avantage à la fin ?

La constance est beaucoup moins spectaculaire que les grosses semaines.

Mais elle possède une caractéristique formidable : elle s’accumule.

Quand faut-il augmenter le nombre d’heures ?

Pas simplement lorsque vous êtes motivé.

Augmentez plutôt lorsque vous observez une raison réelle.

  • Vous avez des clients supplémentaires.

  • Une offre fonctionne.

  • Un lancement approche.

  • Un canal commence à produire des résultats.

Vous savez exactement ce que vous ferez avec ces heures.

C’est très différent de : « Je vais travailler davantage parce que je veux que ça aille plus vite. »

Plus de temps appliqué à une mauvaise direction produit simplement une erreur plus rapidement.

Quand faut-il au contraire réduire ?

  • Lorsque votre santé se dégrade.

  • Lorsque votre travail principal commence à souffrir.

  • Lorsque la tension familiale augmente.

  • Lorsque vous n’avez plus aucun temps de récupération.

  • Lorsque vous travaillez énormément sans pouvoir expliquer ce que ces heures produisent.

  • Ou lorsque vous réalisez que votre side business est devenu une seconde obligation professionnelle que vous détestez.

Réduire temporairement n’est pas abandonner. C’est parfois ce qui permet de continuer.

Le test DBE : combien d’heures pouvez-vous réellement investir ?

Prenez quelques minutes et répondez honnêtement.

1. Combien d’heures libres possédez-vous réellement dans une semaine normale ?

Pas idéale. Une semaine normale, avec ses contraintes et ses imprévus.

2. Parmi elles, combien pouvezvous consacrer à votre projet sans toucher au sommeil ?

3. Quels moments correspondent à votre meilleure énergie ?

4. Quels temps voulez-vous absolument protéger ?

Famille, sport, repos, vie sociale, autres engagements.

5. Votre modèle exige-t-il des horaires précis ou peut-il être réalisé de manière flexible ?

6. Quel serait votre rythme minimum les semaines difficiles ?

Vous devriez commencer à voir apparaître un chiffre.

Peut-être trois heures, peut-être cinq, peut-être dix.

Ce chiffre n’est pas votre plafond pour toujours.

C’est votre budget réaliste maintenant.

N’essayez pas immédiatement de remplir davantage votre semaine

Lorsque vous découvrez que vous pouvez consacrer cinq heures, ne cherchez pas immédiatement comment en trouver dix.

Essayez d’abord quelque chose de plus intéressant : Que pouvez-vous accomplir avec cinq heures très bien utilisées ?

Vous pourriez être surpris. Le manque de temps n’est pas toujours le principal problème. La dispersion peut coûter beaucoup plus cher.

Si c’est votre cas, notre méthode des 30 jours peut justement vous aider à concentrer votre énergie sur une seule hypothèse : La méthode des 30 jours : comment tester une idée de side business sans se disperser

Votre side business doit entrer dans votre vie avant de pouvoir la changer

Nous aimons beaucoup l’idée que l’entrepreneuriat peut progressivement créer davantage de liberté.

  • Financière.

  • Professionnelle.

  • Géographique parfois.

Mais avant de produire cette liberté, un business demande quelque chose.

  • Du temps.

  • De l’attention.

  • De la patience.

  • Des compétences.

  • Parfois de l’argent.

Le danger consiste à sacrifier trop tôt tout ce que l’on espère justement protéger grâce au futur business.

  • Votre santé.

  • Votre famille.

  • Votre stabilité.

  • Votre tranquillité.

Vous n’avez pas besoin de prouver votre sérieux en travaillant jusqu’à l’épuisement.

Le sérieux se mesure aussi à votre capacité à construire quelque chose qui peut durer.

En résumé

Alors, combien d’heures faut-il vraiment pour développer un side business lorsque l’on est salarié ?

La réponse n’est probablement pas : « Le plus possible. »

Elle ressemble davantage à : « Le nombre d’heures que je peux répéter suffisamment longtemps sans déséquilibrer ce qui compte déjà dans ma vie. »

Trois heures peuvent suffire pour explorer.

Cinq à sept heures permettent déjà de construire sérieusement.

Dix heures peuvent accélérer certaines phases si votre vie peut réellement les accueillir.

Mais le chiffre compte moins que trois choses :

  • la concentration ;

  • la régularité ;

  • et la qualité des actions réalisées.

Votre side business n’a pas besoin de toutes vos soirées. Il a besoin de quelques heures qui savent exactement pourquoi elles existent.

1. Commencez petit.

2. Protégez vos blocs.

3. Travaillez sur ce qui rencontre le marché.

4. Mesurez.

5. Ajustez.

Puis augmentez seulement lorsque les résultats vous donnent une bonne raison de le faire.

Parce qu’un side business sérieux n’est pas celui qui dévore toute votre vie.

C’est celui qui peut progressivement y trouver sa place.

VOTRE BUDGET TEMPS SIDE BUSINESS

3 h/semaine → Explorer
5–7 h/semaine → Construire
8–10 h/semaine → Accélérer

Le bon rythme n’est pas celui qui impressionne.

C’est celui que vous pouvez répéter.

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