
Du beurre
dans les épinards
Des idées sérieuses pour créer un revenu complémentaire
Il existe probablement des milliers d’articles qui promettent de vous donner « 50 idées pour gagner de l’argent à côté de votre travail ».
Le problème n’est pas le manque d’idées.
Le problème est que beaucoup de ces idées sont présentées comme si vous disposiez d’un temps illimité, d’une énergie constante, d’aucune responsabilité familiale et d’une motivation intacte après huit heures de travail.
La vraie vie ressemble rarement à cela.
Lorsque vous êtes salarié, votre side business doit cohabiter avec un emploi, des trajets, des obligations administratives, une famille parfois, du repos nécessaire et quelques imprévus qui ont la mauvaise habitude de ne pas consulter votre agenda avant d’arriver.
Une idée peut donc être excellente sur le papier et devenir une très mauvaise idée pour vous.
Chez Du beurre dans les épinards, nous préférons poser une autre question :
Quelle activité êtes-vous réellement capable de tester sérieusement pendant les prochains mois sans déséquilibrer le reste de votre vie ?
Parce que le meilleur revenu complémentaire n’est pas celui qui possède le potentiel théorique le plus élevé.
C’est celui que vous êtes capable d’exécuter suffisamment longtemps pour découvrir s’il fonctionne.
Lorsque l’on découvre l’univers du business en ligne, une étrange maladie apparaît assez vite : la comparaison permanente.
Le freelancing semble intéressant.
Puis quelqu’un explique que l’affiliation permet de ne pas créer de produit.
Une autre vidéo affirme que les produits digitaux sont plus rentables.
Puis arrive l’intelligence artificielle.
Puis le e-commerce.
Puis YouTube.
Puis une nouvelle méthode dont vous ignoriez encore l’existence la veille.
Et quelques semaines plus tard, vous possédez beaucoup plus d’informations… mais toujours aucun client.
Le problème n’est pas que vous n’avez pas trouvé la bonne idée.
Vous n’avez probablement pas encore donné suffisamment de temps à une seule idée.
Pour éviter cela, nous allons regarder les modèles qui suivent avec plusieurs critères simples : la facilité de démarrage, le temps avant les premiers revenus, le niveau de compétence nécessaire, l’effort commercial, le coût de départ et la capacité à évoluer.
L’objectif n’est pas de choisir votre business pour les dix prochaines années.
L’objectif est beaucoup plus raisonnable :
identifier une piste qui mérite trente jours de test.
C’est probablement l’une des portes d’entrée les moins spectaculaires vers un revenu complémentaire.
Et pourtant, c’est souvent l’une des plus réalistes.
Un service consiste simplement à résoudre un problème pour quelqu’un en échange d’une rémunération.
Vous n’avez pas besoin de créer immédiatement une marque, une formation ou une audience.
Vous avez surtout besoin de savoir faire quelque chose qui possède une utilité.
Cela peut être de la rédaction, de la traduction, de l’aide administrative, de la création graphique, du montage vidéo, de la comptabilité, de la photographie, de la gestion de réseaux sociaux, du dépannage informatique, de la création de présentations, de la prospection, de l’organisation ou encore de l’accompagnement sur une compétence précise.
L’erreur consiste souvent à chercher une compétence extraordinaire.
Votre premier service peut au contraire venir d’une activité que vous trouvez tellement normale que vous avez oublié qu’elle possède de la valeur.
Posez-vous cette question : pour quoi les autres viennent-ils déjà spontanément me demander de l’aide ?
Il y a parfois un business caché derrière la réponse.
Le grand avantage du service est qu’il permet d’aller relativement vite vers le marché. Vous pouvez parler à un prospect avant d’avoir un site internet, un logo ou une stratégie de contenu.
Son principal inconvénient est tout aussi évident : au début, vous échangez essentiellement votre temps contre de l’argent.
Pour un salarié qui veut simplement tester sa capacité à créer de la valeur en dehors de son emploi, ce n’est pas nécessairement un défaut.
Cela peut même être une excellente école.
Il existe une différence importante entre savoir faire quelque chose et savoir aider quelqu’un d’autre à le faire.
Certaines personnes possèdent dix ou quinze années d’expérience professionnelle sans jamais avoir envisagé que cette expérience pouvait devenir utile ailleurs que chez leur employeur.
Un manager peut accompagner de nouveaux responsables d’équipe.
Une personne très organisée peut aider des indépendants à structurer leur activité.
Un professionnel expérimenté dans un métier peut conseiller des débutants.
Un spécialiste d’un logiciel peut former des utilisateurs.
Une personne ayant traversé un problème particulier peut parfois aider d’autres personnes à éviter certaines erreurs, à condition évidemment de rester dans le cadre de ses compétences.
Ce modèle est intéressant parce qu’il demande souvent peu d’investissement initial.
Votre principal capital est votre expérience. Mais il comporte un piège. L’expertise n’est pas encore une offre.
Dire « je connais très bien mon métier » ne suffit pas.
Vous devez pouvoir expliquer :
qui vous aidez,
quel problème vous résolvez,
et ce que la personne obtient concrètement grâce à votre intervention.
Un bon point de départ consiste à essayer de terminer cette phrase :
J’aide ______ à ______ grâce à mon expérience en ______.
Si cette phrase reste extrêmement vague, votre offre l’est probablement aussi.
Nous associons parfois les cours particuliers aux étudiants.
En réalité, le besoin de transmission est immense.
Langues.
Logiciels.
Musique.
Soutien scolaire.
Compétences professionnelles.
Bureautique.
Photographie.
Cuisine.
Techniques commerciales.
Organisation.
Préparation à certains examens.
Prise de parole.
...
L’intérêt de ce modèle est sa simplicité. Vous n’avez pas besoin de construire une énorme formation avant d’avoir votre premier élève.
Vous pouvez commencer avec une personne, puis observer ses difficultés. Améliorer votre méthode, puis éventuellement transformer ce que vous avez appris en ateliers, petits groupes ou contenu pédagogique.
C’est une progression beaucoup plus saine que de passer trois mois à enregistrer vingt heures de vidéos sans savoir si quelqu’un souhaite réellement apprendre ce que vous enseignez.
Pour un salarié, la transmission possède aussi un autre avantage : les horaires peuvent être relativement faciles à contrôler.
Une ou deux séances le soir ou le week-end peuvent suffire pour commencer.
Le point de vigilance est votre énergie.
Enseigner après une journée de travail exige parfois davantage d’attention qu’on ne l’imagine.
Votre agenda doit donc être réaliste.
Un produit digital peut prendre de nombreuses formes :
guide,
workbook,
template,
mini-formation,
bibliothèque de ressources,
fichier pratique,
méthode structurée,
modèle de document
ou outil pédagogique.
Sur le papier, le modèle est séduisant.
Vous créez une fois et vous pouvez vendre plusieurs fois.
Mais une partie importante du discours autour des produits digitaux oublie quelque chose : un produit ne se vend pas parce qu’il est digital.
Il se vend parce qu’il résout suffisamment bien un problème pour qu’une personne accepte de payer pour la solution.
Le danger est donc de commencer par produire.
Vous passez des semaines à écrire, mettre en page, enregistrer, automatiser… puis vous découvrez que personne ne cherchait vraiment ce que vous venez de créer.
Une approche plus prudente consiste à partir d’un problème que vous connaissez déjà.
Créez une première version simple.
Faites-la tester.
Observez les questions.
Améliorez.
Le produit digital devient alors la conséquence d’un besoin observé plutôt qu’une création sortie de votre imagination.
Pour un salarié, ce modèle peut être particulièrement intéressant lorsqu’il possède une expertise claire mais peu de temps disponible pour multiplier les rendez-vous individuels.
En revanche, il demande généralement davantage de patience avant les premières ventes qu’un service.
L’affiliation est probablement l’un des modèles les plus mal compris.
Le principe est simple : vous recommandez un produit ou un service appartenant à quelqu’un d’autre et vous recevez une commission lorsqu’une vente est réalisée grâce à votre recommandation.
Cela peut sembler idéal.
Pas de produit à créer.
Pas de support client à assurer dans certains cas.
Pas de logistique.
Mais cela ne signifie pas « argent facile ». Le véritable travail consiste à obtenir quelque chose de beaucoup plus difficile :
la confiance d’une audience.
Si vous partagez dix liens différents chaque semaine sans analyse, comparaison ou réelle valeur ajoutée, vous devenez simplement un catalogue.
Une approche plus durable consiste à devenir une source utile.
Vous expliquez.
Vous comparez.
Vous testez lorsque c’est possible.
Vous indiquez aussi les limites.
Vous pouvez même déconseiller un produit lorsqu’il ne semble pas adapté.
L’affiliation devient alors une conséquence de la confiance plutôt qu’une technique pour déposer des liens.
C’est précisément la philosophie que nous voulons appliquer chez DBE.
Ce modèle convient particulièrement aux personnes qui aiment rechercher, analyser, écrire, expliquer ou créer du contenu.
Il convient beaucoup moins à celles qui espèrent publier quelques liens et attendre.
Créer une audience peut devenir un véritable actif.
Blog.
Newsletter.
Chaîne YouTube.
Compte spécialisé sur un réseau social.
Podcast.
Communauté.
Mais c’est probablement aussi l’une des méthodes les plus frustrantes pour quelqu’un qui cherche des revenus rapides.
Parce qu’au début, vous pouvez travailler longtemps sans gagner quoi que ce soit.
Vous écrivez.
Vous filmez.
Vous publiez.
Quelques personnes regardent. Puis vous recommencez. La valeur arrive progressivement.
Avec le temps, cette audience peut permettre de vendre des services, des produits, de l’affiliation, des partenariats ou d’autres solutions.
Mais il faut accepter une réalité : l’audience est souvent un investissement avant d’être un revenu.
Pour un salarié, cela peut malgré tout être un excellent modèle lorsque le sujet l’intéresse réellement et qu’il est prêt à publier régulièrement pendant plusieurs mois.
Le principal avantage est l’effet cumulatif.
Un service effectué hier est terminé. Un bon article écrit hier peut encore être découvert plusieurs années plus tard.
C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles nous construisons DBE autour d’un blog plutôt que uniquement autour de publications éphémères sur les réseaux sociaux.
Lorsque l’on parle de side business aujourd’hui, nous avons tendance à immédiatement regarder Internet.
Pourtant, certaines opportunités très réalistes se trouvent parfois à quelques rues de chez vous.
Petits services aux particuliers.
Aide administrative.
Entretien.
Photographie.
Soutien scolaire.
Services pour animaux.
Organisation.
Accompagnement informatique.
Petites prestations pour commerçants.
Services aux associations.
Assistance aux seniors.
La force du local est simple : vous pouvez parfois trouver un premier client beaucoup plus rapidement qu’en essayant de devenir visible auprès de milliers de personnes sur Internet.
Vous n’avez pas nécessairement besoin de créer une audience.
Vous avez besoin de résoudre un problème concret pour quelques personnes.
Le modèle est moins glamour que beaucoup de promesses de business en ligne. Mais votre premier objectif n’est pas d’impressionner Internet.
Votre premier objectif est peut-être simplement de découvrir si vous êtes capable de trouver quelqu’un prêt à payer pour une valeur que vous créez.
Et cette première transaction change énormément de choses.
Parce qu’à partir de ce moment-là, vous ne réfléchissez plus seulement comme quelqu’un qui voudrait entreprendre.
Vous commencez à observer comme quelqu’un qui entreprend réellement.
Vous pourriez maintenant ouvrir sept nouveaux onglets et commencer à chercher des formations sur chacune.
Ce serait probablement la pire chose à faire.
Revenez plutôt à votre vie actuelle et imaginez :
Votre mardi soir.
Votre samedi matin.
Votre niveau d’énergie après une journée difficile.
Votre famille.
Votre besoin financier réel.
Votre personnalité.
Vos compétences.
Votre rapport à la vente.
Votre capacité à attendre plusieurs mois avant d’obtenir des résultats.
Puis regardez les sept modèles à travers ces critères.
Un service peut être excellent pour quelqu’un qui veut rapidement confronter une compétence au marché.
Un produit digital peut convenir à une personne qui aime structurer et créer.
L’affiliation peut correspondre à quelqu’un qui aime analyser et recommander.
La création de contenu convient davantage à celui qui accepte de construire lentement.
Le local peut être idéal pour quelqu’un qui préfère les relations humaines aux algorithmes.
Il n’existe pas une hiérarchie absolue entre ces modèles.
Il existe surtout une question de compatibilité.
Supposons qu’une activité puisse théoriquement générer beaucoup d’argent.
Mais qu’elle exige quinze heures par semaine.
Vous n’en avez que quatre.
Ce n’est probablement pas votre activité.
Supposons qu’un modèle repose énormément sur la vente directe.
Mais que vous refusez catégoriquement de parler à des prospects.
Vous pouvez bien sûr apprendre à vendre.
Mais cette difficulté doit entrer dans votre décision.
Supposons enfin qu’un projet possède un excellent potentiel à long terme mais nécessite six mois avant les premiers résultats.
Si vous avez besoin d’argent rapidement, ce modèle n’est peut-être pas votre priorité.
La bonne idée n’est donc pas seulement celle qui possède un marché.
C’est celle qui se trouve au croisement de plusieurs réalités :
vos compétences, un besoin réel, votre temps disponible, votre capacité à vendre, votre patience et vos valeurs.
C’est beaucoup moins excitant qu’une vidéo intitulée « le business parfait pour cette année ».
Mais c’est beaucoup plus utile.
Il est parfois inutile d’ajouter une huitième ou une vingtième idée.
Ce qui manque n’est pas davantage d’inspiration.
C’est un cadre pour comprendre ce que vous aimez, ce que vous savez déjà faire, ce dont certaines personnes ont besoin et ce que vous pourriez raisonnablement transformer en activité.
C’est précisément le travail proposé dans le Kit Ikigai Akameo : un parcours guidé sur sept jours pour faire émerger des pistes professionnelles ou entrepreneuriales plus cohérentes avec votre profil et votre situation.
Si vous avez besoin d’un cadre pour clarifier vos pistes, vous pouvez prolonger cette réflexion avec le Kit Ikigai.
Transparence DBE : cette ressource est éditée par Akameo Consulting, qui édite également Du beurre dans les épinards. Nous la présentons ici parce qu’elle correspond directement au problème traité dans cet article.
Il y a quelque chose de libérateur dans cette manière de réfléchir.
Vous n’avez pas besoin de savoir aujourd’hui quel business vous exercerez dans cinq ans.
Vous devez simplement choisir une hypothèse suffisamment crédible pour être testée.
Prenez une idée.
Définissez un petit objectif.
Parlez à quelques personnes.
Essayez de rendre une première valeur.
Observez ce qui se passe.
Le marché vous apprendra ensuite beaucoup plus que cinquante vidéos supplémentaires.
Votre premier test peut même échouer. Ce n’est pas nécessairement une mauvaise nouvelle car :
Vous aurez éliminé une hypothèse.
Vous aurez appris quelque chose sur votre marché.
Sur vos compétences.
Sur votre manière de vendre.
Et peut-être aussi sur vous-même.
Il existe une obsession autour des revenus mensuels.
1 000 €.
3 000 €.
5 000 €.
10 000 €.
Mais lorsque vous êtes salarié et que vous commencez, votre première victoire devrait peut-être être beaucoup plus petite.
Votre premier objectif pourrait être de gagner vos premiers 50 € autrement que grâce à votre salaire.
Pourquoi ?
Parce que ces premiers euros prouvent quelque chose de beaucoup plus important que leur montant.
Ils prouvent qu’une personne a accepté de donner de l’argent en échange d’une valeur que vous avez créée.
À partir de là, les questions deviennent différentes.
Comment reproduire cette vente ?
Comment améliorer l’offre ?
Comment trouver d’autres clients ?
Comment gagner du temps ?
Comment augmenter la valeur ?
Comment structurer ?
Vous quittez progressivement le monde des idées.
Vous entrez dans celui des preuves.
Vous n’avez probablement pas besoin de cinquante idées de revenus complémentaires.
Vous avez besoin d’une idée suffisamment bonne pour être confrontée au réel.
Service, conseil, transmission, produit digital, affiliation, création d’audience ou activité locale : aucun de ces modèles n’est intrinsèquement supérieur aux autres.
Le bon choix dépend de la vie dans laquelle il devra entrer.
Alors, avant de demander :
« Qu’est-ce qui rapporte le plus ? »
essayez plutôt :
« Quelle activité suis-je réellement prêt à tester sérieusement pendant les trente prochains jours ? »
Puis choisissez.
Testez.
Mesurez.
Et décidez ensuite.
C’est souvent ainsi que commence un business beaucoup plus solide qu’une simple bonne idée.
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